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Le 3ème mois

Mais quand est-ce que cette fatigue va enfin me lâcher les basques ??! Peut-être que si Bichette cessait les réveils nocturnes et/ou les réveils à 6h10, ça aiderait. Pour l'instant, ma vie reste en pause et je continue de faire des siestes aussi souvent que nécessaire. Heureusement, ce troisième mois est celui du début des vacances : Alléluia ! Mon cher et tendre dit que j'étais à 2 doigts d'être en arrêt... j'ai pas l'impression, mais à priori, lui me voyait dépérir à vue d’œil.

Vous vous souvenez du moment où j'ai compris que j'étais enceinte parce que j'étais ultra bonnasse ??! Ouais... bah ça, c'est fini ! Maintenant je ressemble à un morse échoué sur un canapé qui souffre d'acné. Punaise et dire que pour la grossesse de bichette, je resplendissais et qu'on me disait « c'est un garçon : les filles volent la beauté de leur mère ». Alors là, je ne sais pas si je suis montée à l'envers et que le petit mec que je porte me vole ma beauté ou si ma deuxième fille est une sadique, mais je suis servie ! J'ai au moins hâte que mon ventre fasse « femme enceinte » et non « je bouffe des McDo depuis 3 mois, ça te pose un problème ? ». Bon... franchement, on dirait pas comme ça, mais à la limite je ne me plaignais encore pas trop. Après tout, je porte la vie, c'est merveilleux, tout ça, tout ça. Et puis un matin, je me suis levée et... j'avais perdu un bout de sourcil... JE VOUS JURE, un bout de sourcil sur 5mm, disparu ! Mon mari me dit « qu'est-ce que t'as foutu avec tes sourcils ? », moi ça fait 2 semaines, que je me prépare sans regarder ma tête emboutonnée donc j'ai rien remarqué. Je lui réponds, un peu vexé « oh c'est bon, je sais, il faut que je les épile, j'ai la flemme ». Et là, il me dit « bah non mais y'en manque un bout ! ». HORREUR MALHEUR c'était vrai ! Je lui ai quand même demandé s'il s'était pas amusé à me faire une mauvaise blague dans la nuit. Genre... mon mari... ce qui connaisse le rigolo que c'est, savent que cette question est drôle, et évidemment il m'a répondu « bah oui, j'ai que ça à faire. Moi je dors la nuit ». Donc, me voilà face à la vérité toute nue : l'enfant que je porte doit détester sa mère, je ne vois que ça ! Bon, allez, dédramatisons, un jour j'en rirai (enfin, si le-dit sourcil daigne repousser!).

 

Fini de me plaindre, le troisième mois, c'est surtout la 1ère échographie. Et là, quel bonheur ! Voir notre bébé fraise tout mignon, qui se présente à nous en posture bouddha (punaise, ça marche le point du bébé zen!) avant de faire tout ce que la sage-femme lui demande sans la moindre difficulté : un amour. Rien à voir avec la T1 de bichette où il avait fallu secouer mon ventre et mon utérus dans tous les sens pour que mademoiselle daigne se positionner correctement ! On passe un super moment avec mon cher et tendre. Il faut dire qu'en plus la sage-femme est top et prend le temps de nous expliquer tout ce qu'on voit. C'est acté, ce sera la sage-femme qui suivra toute la grossesse. Et hop, nouvelles estimations de terme : je gagne une semaine !

Retour à la maison, attendrissement devant les premières images de notre bébé d'amour... bon... notre désirée 2ème fille semble quand même avoir un petit zizi qui remonte... à suivre ! Niveau mignonnitude, je ressens aussi les premiers mouvements de Bébé Fraise. J'ai longtemps eu un doute sur mes ressentis car cela n'a rien à voir avec les premières petites vagues ressenties pour Bichette. Là ça a commencé par des sensations de pesanteur qui me faisait dire « bébé se situe très exactement ici », puis des mouvements furtifs, presque déjà des coups ! Ils sont extrêmement rares et à chaque fois unique.. pas vraiment l'occasion de profiter, mais ça ne saurait que s'intensifier !

 

Enfin, ce 3ème mois est le moment de l'annonce à la grande sœur. Bon... comment dire ? C'est pas qu'elle s'en fout royalement... c'est que pour l'instant, elle voit pas trop quel est l'intérêt de s'intéresser à un truc gros comme une pêche.

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Le deuxième mois

Ce deuxième mois fut loooong looong loooong ! J'ai compté les jours, voire même les heures... les jours qui me séparaient de la fin de ce premier trimestre avec ses nausées et sa fatigue... les heures jusqu'au moment où j'allais retrouver mon lit. Niveau fatigue, j'avais oublié combien la fatigue de grossesse est violente et insurmontable : rien n'en vient à bout, même pas une sieste de 2h. Niveau nausées, rien à voir avec la grossesse d'Hélène. J'en ai beaucoup plus souffert cette fois-ci. Du coup, beaucoup plus besoin d’en-cas en journée, beaucoup plus de dégoûts pour des odeurs et des aliments. A l'heure où j'écris, le brossage de dents reste une torture chaque jour : je ne supporte plus les goûts de dentifrice... j'ai l'impression de me brosser les dents avec les pieds de quelqu'un qui pue sacrément des pieds et qui tente de masquer l'odeur avec de la menthe. Bref, l'horreur. Et comme pour Bichette, je ne supporte plus de boire de l'eau : le pulco citron redevient mon meilleur ami.

 

Ce deuxième mois c'est aussi celui de l'échographie de datation : moment tant attendu et tant redouté. Malheureusement, à cause d'un malentendu avec la sage-femme, mon cher et tendre n'a pas pu y assister. La peur d'un problème a vite laissé la place à la joie d'entendre quelques secondes ce petit cœur qui bat.

 

Pour que cette grossesse se déroule du mieux possible, j'ai décidé d'acheter un livre sur les points d'acupression. Au programme, des points à masser en fonction de l'avancée de la grossesse pour que tout s'aligne comme il faut, mais aussi des points pour soulager les maux de grossesse. Personnellement, ça ne les a pas éradiqués mais ça les a limités. J'avoue m'être dit à un moment « bon ça marche pas ce truc », du coup j'ai tout arrêter et après 3 jours super mal, j'ai repris ! Ah ! Et puis je pratique le point du bébé zen... ça a intérêt à marcher !

J'ai aussi décider de faire attention un maximum à mon alimentation : je suis le même régime que pour bichette quand j'ai fait du diabète gestationnel, mais en m'autorisant un peu plus d'écarts (faut pas déconner quand même). Pour l'instant ça paie : pas de diabète détecté jusque-là et une prise de poids anecdotique. Pourvu que ça dure !

 

 

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Le 1er mois

Ca c'est un mois qui file vite ! A peine le temps de réaliser que hop, on passe déjà au suivant. Bon bah là j'ai été malade. Les 3 jours qui ont suivis ma découverte de la grossesse, mes intestins m'ont vraiment fait un sale coup. Il a même fallu que je prenne un jour d'arrêt. Et j'ai demandé au médecin « c'est pas un symptôme de grossesse, hein ? Je vais pas être comme ça pendant 3 mois ? ». Elle m'a assurée que non. Symptôme de grossesse ou petit virus, le mystère restera entier. N'empêche que c'était pas cool.

 

Sinon, niveau symptômes, ça a été. Quelques douleurs aux seins, histoire de dire et puis la fameuse fatigue... que dis-je ? l'épuisement ! Le truc où tu te lèves, tu te demandes déjà quand est-ce que tu retournes te coucher. La nuit, ta fille pleure et tu l'entends très très très loin et tu te dis « il faut que je me lève » et tu marches les yeux fermés jusqu'à son lit. Ce genre de fatigue insupportable. Question nausées, je suis plutôt tranquille, comme pour bichette en ce premier mois, si ce n'est sur des temps bien précis (du genre finir l'assiette froide de gratin de bichette... beurk ! Rien que d'y penser...) et des rots de Princesse Dégoutante ! Par contre, une angoisse bien plus forte que pour bichette, un espèce de pré-sentiment qu'un truc n'allait pas. Ca n'a duré que 3-4 jours, probablement à cause du fait que j'étais bien malade.

 

Bon, et puis, pour moi impossible de tenir ma langue. La règle d'attendre le 1er trimestre pour l'annoncer est un truc qui me dépasse. Trop envie de partager la nouvelle avec nos proches ! Et de partager les 1ers ressentis de cette grossesse. Alors en 10 jours, c'est annoncé à nos familles respectives et mes amies les plus proches. Je suis sur mon petit nuage. Et on commence déjà à se prendre la tête sur les prénoms...

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Les 10 fois où le Terrible two nous a le plus fait rire/pleurer/donner des envies de meurtre...

Eh oui, dans quelques jours notre chère Bichette aura 2ans. Et à l'approche des 2ans, il faut chaque jour composer un peu plus avec les humeurs de mademoiselle : le Terrible Two est déjà bien installé... et on ne sait pas quand ça va se terminer. Il y a des fois où c'est presque drôle, même si souvent on a plus envie de s'arracher les cheveux... Allez petit top 10 du pire et du meilleur du Terrible Two de notre bichette (jusqu'ici...) :

 

1. Faire ce qu'elle désire quand elle le désire : en tête de liste, mettre son chapeau, ses lunettes de soleil, ses chaussures, son manteau ou tout autre accessoire à porter de mains à toute heure de la journée. Ah ça, quand tu te retrouves à 7h30 en train de prendre ton petit déjeuner face à Bichette en lunettes de soleil, chapeau, qui mange nonchalamment ses petits morceaux de pain, tu as l'impression de partager la tablée d'une diva hollywoodienne !

 

2. Mener papa et maman par le bout du nez au moment du coucher (et le reste du temps aussi mais ils l'ont pas encore remarqué : chut!) : Le coucher c'est pas compliqué chez nous : 2 histoires, un câlin avec chaque parent, une chanson et dodo. Bon... ça c'est la théorie. En pratique, la partie « câlin » peut vite devenir trèèèèès compliquée. Parce que le câlin, Bichette le veut dans la chambre de papa et maman ou peut-être sur le fauteuil, à moins que finalement assis sur le lit ce soit mieux ? ou assis par terre ? A la fin de l'échange, t'as même plus envie de faire le câlin, tu bouillonnes littéralement ! Et tu lui dis avec tout l'amour que tu lui portes " bon ça suffit maintenant, c'est câlin ici ou pas du tout !".

 

3. Décider des lieux de promenades et crier très fort si papa et maman ne suivent pas le bon itinéraire : nous avons ainsi découverts que notre chipie avait un très bon sens de l'orientation et que si la balade en poussette ne se dirigeait pas vers le parc de jeux, nous aurions le droit à des contestations "pas là ! Là-bas !! Toboggan ! Jeux !". Et puis, le phénomène s'est accentué et maintenant, quand on se balade en poussette, elle indique toutes les rues qu'on ne prend pas en disant "par lààààà!", en chignant, of course. Je vous dis pas comme je suis détendue à la fin de la balade...

 

4. Passion magasin ! La demoiselle a une adoration pour les magasins : Ca rend nos sorties en voiture ou à pieds épiques, car elle veut aller dans TOUS les magasins (et sans demande d'achats, juste pour regarder la marchandise). La première fois que c'est arrivé, j'ai eu une crise d'un quart d'heure en voiture (sanglots et nez mouchu compris) car, vilaine mère que j'étais, je refusais qu'on aille le dimanche à 18H30... à bricomarché ! Et puis, en ce moment, on fait une petite fixette sur la pharmacie du coin : dès qu'on passe devant il faudrait y entrer. Bref, Miss Shopping est parmi nous et quand le soir je lui dis qu'il faut qu'elle dorme vite pour passer une belle journée demain, sa réponse c'est "magasin ?". Bon, j'avoue des fois, on utilise le magasin en chantage... On a honte (un tout petit peu)

 

5. « Moi toute seule ! » C'est sans doute la phrase du Terrible two ! Elle veut tout faire seule et si tu as le malheur de faire à sa place : c'est la crise ! Et si tu ne l'aides pas alors qu'elle galère, c'est la crise aussi... Elle veut mettre son manteau seule, pas de problème, mais fermer la fermeture seule... c'est un peu ambitieux, non ? Bon bah, crise du coup.

 

6. Au top du top du « moi toute seule », on a l'installation dans la siège auto... Bichette a décidé un beau jour que dorénavant elle monterait seule dans son siège auto. On lui a répété moultes fois, que ce n'était pas possible, qu'elle était trop petite. Et puis un jour où j'avais un peu plus le temps et où elle m'avait déjà bien mis sur les nerfs, je lui ai dit « ok, vas-y, je te regarde ». Je m'attendais à la voir galérer et abandonner : la leçon apprise par l'expérience, vous voyez le genre. Bon... eh bien la leçon fut pour maman car mademoiselle bichette s'est hissée seule dans son siège auto, en clamant des « oh c'est dur ! », mais elle y est arrivée. Nouvelle crise maintenant, elle veut s'attacher seule... comment voulez-vous que je sois encore crédible avec mon « tu es encore trop petite pour ça » ? Bichette 1 – Maman 0.

 

7. « MOI MOI MOI ! » : variante au « moi toute seule », il y a le « moi, moi, moi ! » qui veut dire qu'il faut la laisser faire, elle. Maman a osé mettre le riz dans la casserole sans que ça soit Bichette qui verse ? Ca vous fera une petite crise d'un quart d'heure au bas mot ! Parfois ça passerait plus vite de remettre le riz dans le paquet et de recommencer avec bichette en chef d'orchestre.

 

8. Edicter une règle et la contourner 5 secondes plus tard : Bichette est une petite fille très perspicace, qui a bien compris les règles. D'ailleurs, elle peut vous les réciter sans problème. Et puis 5 secondes après, elle les contourne, le tout en se marrant et en attendant votre réaction. Dans ses préférés, on a longtemps eu le lançage de doudou et tétine en dehors du lit... Bichette de nous dire « pas tombé doudou... pas tombé tétine. Tombé doudou, doudou fini ! » et nous de répondre « oui, ma chérie c'est ça, si tu lances doudou et tétine, doudou et tétine, c'est fini ». Et là, tu n'as même pas passé le seuil de la chambre, qu'elle se lève rapidos et balance tout par dessus bord avant de se recoucher tout aussi rapidos genre ni vu, ni connu !

 

9. Vous n'oseriez pas couper les aliments de cette enfant tout de même ?! Il était couramment acquis que nous coupions le fromage et les fruits de bichette en petits morceaux. Jusqu'au jour où, revirement de situation, Bichette s'est mise à hurler « nooooooon !!! pas coupé ! » quand j'ai osé couper en 2 son morceau de fromage. Après des cris et des tentatives de recollage sans succès, bichette a fini par se calmer. J'avais compris la leçon et je transmettais illico l'information à Monsieur Papa. Mais une semaine plus tard, celui-ci coupe en 2 un morceau de prune... horreur malheur ! CRISE !!! PAS COUPEEEEEER ! Le papa, pas bête, a imaginé mettre fin à la crise en faisant disparaître le-dit morceau coupé dans la bouche de Bichette entre deux « pas couper ma prune ! ». Manque de bol, il manquait toujours un morceau de prune et maintenant plus aucun espoir de le recoller, ce fut dramatique !

 

10. « NON » : évidemment, le Terrible two est avant tout le phase du « non ». Non à tout, absolument tout, même quand en fait c'est oui. Du coup, il faut décrypter le vrai non, du non qui est en fait un oui. Mais attention car parfois le non est un vrai non et si tu insistes en croyant que c'est un non qui veut dire oui alors là ça se transforme en « NOOOOON !!!! ». Et encore attention, car parfois, même un « non » qui s'est transformé en « NOOOON ! » était en fait un oui. Vous me suivez ? Exemple : Bichette ne veut plus manger son assiette alors que c'est un plat qu'elle adore (suspect donc). « bichette, tu en veux encore ? » - Non. - Tu es sûre parce que tu aimes beaucoup ça les patates... tu n'en veux plus ? - NON ! - Tu en veux encore ou pas (histoire d'être sûr) ? - NOOOOOOON ! - ok, ok ! Donc, le parent mange l'assiette de bichette qui se met à huler « Noooon encore ! encore patates !!!! »...

 

Et il parait que c'est une affaire qui va durer jusqu'à 3ans ? oh punaise... c'était donc le chapitre 1. Rendez-vous dans quelques mois pour les nouvelles péripéties du Terrible Two... (moi je vais pleurer en attendant).

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Et comment on va le surnommer ce bébé ??

Vous vous souvenez que Bichette, avant sa naissance, était plus connue sous le nom de « Bébé Dino ». Un petit surnom trouvé au début de grossesse à cause de la forme des bébés à ce stade qui ressemble à des petits dinosaures, et qui lui a collé à la peau jusqu'à la naissance où « Bichette » a pris quasi immédiatement le relais. Alors là, on voulait un nouveau surnom pour notre bébé. On s'est dit que peut-être le surnom « bébé Dino » n'avait pas envoyé le bon message sur notre désir d'avoir un bébé calme. C'est donc, très naturellement que je commençais à surnommer Bébé n°2 « bébé escargot ». Voilà qui nous promettait un bébé mou, mou, mou ! :D Et puis finalement, le surnom s'est imposé à travers une erreur de prononciation de Bichette lorsqu'elle chante « fais dodo Colas mon ptit frère ». Bichette, un frère, elle ne sait pas ce que c'est, par contre, les fraises, elle visualise trèèèèès trèèèès bien. La chanson dans sa bouche c'est « fais dodo ma ptite fraise ». Alors voilà, bébé n°2 sera « Bébé Fraise ».

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La grande découverte

En réalité, je me suis rapidement rendue compte qu'on s'était laissé aller à une petite partie de galipettes non protégée à une date où dame fécondité était dans les parages. Bon... d'habitude, je fais hyper gaffe mais là un petit dérèglement hormonal m'a un peu perdu dans mes dates. Bref, on a un peu merdé. Ceci dit, je n'en parle pas à Monsieur l'Amoureux, en me rappelant que pour Bichette, il a fallu tout de même 3 cycles d'essais multiples et infructueux avant d'y arriver. Alors là, c'est pas une petite galipette, une fois, qui va tout chambouler. Et au pire du pire, on a quoi ? 26 jours d'avance sur le programme des festivités ? C'est bon, on va pas en faire un caca nerveux.

Les jours passant, force est de constater que mes seins sont quand même pas tout à fait comme d'habitude. Je les scrute... je me dis que je me fais des films... et puis Monsieur l'Amoureux n'a pas l'air de remarquer quoique ce soit alors ce doit être dans ma tête.

Mais les jours continuent de passer, me voilà à 4 jours de la date de mes règles et il y a quand même un truc qui me turlupine quand je me regarde dans le miroir. Normalement, à cette période du cycle, je me trouve dégueulasse, énorme, pleine de boutons, la tête en vrac... bref, Mocheté-girl. Mais là, quand je me regarde, je me trouve hyper bonnasse ! Y'a un truc ! Le truc c'est les hormones, et clairement, c'est pas les mêmes que d'habitude : je ressemble plus à une fleur qu'à un chou-fleur. Bon, discretos, je vais m'acheter un test de grossesse (merci bichette d'être malade, je fais d'une pierre deux coups, en allant à la pharmacie dans le dos de mon cher et tendre). Cependant, mon test de grossesse planqué, je patiente. J'avais eu de telles mésaventures pour Hélène avec mes 15000 tests avec une barre quasi invisible ! On ne m'y reprendra pas. J'attends et je prends rdv avec mes toilettes et mon test de grossesse pour le vendredi matin (J+3... mouais j'ai pas une patience de fou).

Voilà pas que jeudi soir, je suis au bout de ma vie ! J'ai mal à chaque muscles de mon corps... je dis à Monsieur l'amoureux « je crois que je vais mourir ». Évidemment, il se fout de ma gueule... compassion zéro. 5h du matin, me voilà réveillée par des douleurs à l'estomac du genre qui ne trompent pas : j'ai des soucis intestinaux (pour parler poliment). Me voilà bien emmerdée (dans tous les sens du terme) parce que si je vais aux toilettes maintenant, adieu les premières urines du matin pour faire mon test. Je calcule s'il vaut mieux le faire à 5h du mat' ou attendre samedi... bon je calcule vite fait parce que j'ai quand même une vraie urgence intestinale. Calcul fait, je dégaine mon test de grossesse. RIEN A VOIR avec Bichette : aucun doute possible ! Le truc il vire aussi vite qu'un auto-test chez un covidé confirmé ! Me voilà avec 2 belles barres ! Je suis enceinte. Bon, je suis malade, mais je suis enceinte.

Retour au lit 5h15, excitée comme une puce (malade). Mon cher et tendre me demande comment je vais, je lui dis donc que je suis patraque des intestins et j'ajoute « au moins je suis toujours vivante ». et lui de me répondre « wahou quelle surprise... » sur un ton plus que sarcastique... mon sang ne fait qu'un tour : il se fout de ma gueule ?! Et bah on va rire alors ! Je lui rétorque donc «- tu en veux une autre de surprise », lui « - quoi ? », moi « je suis enceinte », lui « hein ? », moi « je suis enceinte ! », lui « bah non. », moi « bah si, je t'assure ». Ah la rigolade ! « t'es sérieuse ? » qu'il ajoute. Bon je commence un peu à avoir un doute sur le fait que la nouvelle le rende heureux. Il faut dire qu'il est 5h du matin, qu'il capte pas grand chose et qu'il fait nuit donc je ne vois pas trop son visage. Du coup, je confirme et je lui demande s'il est content quand même. Il m'affirme que oui avant de me demander « mais t'es sûre c'est pas juste un petit retard de règles ? » « -ah bah non le test est positif ! » « -ah mais t'as fait un test ? Mais tu m'as rien dit ! ». Genre, je lui balance ça sans être sûre... bon, je vous rassure, une fois la surprise passée, il l'a très bien pris et s'est réjoui. Bon, et moi j'étais effectivement malade... A suivre

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Avant l'aventure...

Et voilà ! A l'heure où j'écris ce texte, ça fait déjà un mois que bébé est installé ! 1 mois passé en un quart de seconde évidemment.

Mais revenons d'abord sur ce projet bébé n°2.

Nous en avons longuement parlé de ce projet bébé. Le fait est qu'on voulait que nos deux enfants soient rapprochés en âge. Ceci dit vu les nuits que nous fait Bichette depuis 6mois, on avait un petit doute sur notre capacité à gérer. En particulier à gérer la grossesse + les travaux dans la nouvelle maison + le travail pour chacun de nous + les nuits écourtées de Bichette. Vu comme ça, ça ne vend pas du rêve ! Mais on avait quand même bien envie de faire un petit frère ou une petite sœur à Bichette. Du coup, le plan, c'était de tomber enceinte vers mai/juin pour passer les premiers mois fatigants de la grossesse en vacances.

J'ai donc fait un petit tour chez la gynéco fin mars qui m'annonçait que tous les voyants étaient au vert pour lancer bébé 2, qu'on pouvait même le faire « maintenant, tout de suite si on voulait », et qui m'a prescrit l'acide folique à prendre pendant 2 mois avant la grossesse. La dame ne semblait pas trop croire en nous avec son ordonnance renouvelable 6 fois, avec dans chaque boite des pilules pour 3 mois. Elle nous prévoyait donc 1an et demi d'essais : encourageant !

Je n'avais pas entouré la date sur le calendrier mais dans ma tête c'était tout comme : mi-mai, on devait s'y mettre sérieusement ! Mais... car il y a un mais... c'était sans compter sur dame nature...

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Lettre 14

Ma bichette chérie,

 

Comment on annonce à une petite fille de 22 mois qu'elle va être grande sœur ? Je te le mets dans le 1000 cette annonce fut un échec, t'as rien capté à ce qu'on te racontait, t'as vaguement essayé de mater sous ma robe s'il y avait effectivement un bébé caché et voyant qu'il n'y avait rien de passionnant, t'es partie vaquer à tes occupations. Alors je vais l'annoncer ici, par lettre, à la grande fille que tu seras un jour et qui lira, par besoin ou par plaisir, cette lettre.

 

Ma chérie, tu vas devenir grande sœur. J'aimerais te raconter quelle merveilleuse aventure t'attend, mais je me dois aussi de te dire quelle terrible aventure ce sera. Merveilleuse, car je te souhaite une relation de fratrie telle que je la connais avec mes sœurs : de la complicité, un soutien indéfectible, beaucoup d'amour et d'admiration. Je te parle de ma place de petite dernière qui a toujours trouvé ses deux grandes sœurs formidables, qui a toujours espéré leur ressembler un peu et qui est aujourd'hui fière et heureuse de faire partie de ce trio. Ton papa pourra te parler de ce qui est super quand on est l'aîné. Nous croyons tous les deux profondément qu'il est merveilleux d'avoir une fratrie : d'avoir cet ou ces autres avec qui partager les bons et les moins bons moments, avec qui rire et se chamailler, avec qui partager les souvenirs d'enfance et les galères d'adultes.

 

Le revers de la médaille c'est cette exclusivité que tu n'auras plus avec nous, tes parents, et toute la jalousie que cela générera chez toi mais aussi chez ce petit autre qui va prendre tant de place. Je prie chaque soir depuis que je suis enceinte pour que le revers de la médaille n'ait pas raison d'une belle relation entre vous et que chacun de vous trouve dans ce lien fraternel un(e) confident(e) à vie.

 

Ma petite chérie, tu vas devenir grande sœur et je m'en excuse. Je m'excuse de tous ces moments où tu te sentiras délaissée, moins aimée, pas écoutée. Je m'excuse pour toutes ces fois où je te demanderai de patienter, de faire doucement, d'être plus sympa avec ton frère ou ta sœur. Je m'excuse de déstabiliser le monde tel que tu le connais, notre petit univers à 3, notre quotidien bien organisé où tu t'épanouis depuis 2 années.

 

Mais ma bichette, tu vas devenir grande sœur et je t'en remercie. Peut-être qu'un jour tu te diras qu'on a été très égoïstes de faire un deuxième enfant si vite, peut-être que tu nous en voudras. Peut-être même que tu te demanderas pourquoi on a eu envie d'en faire un autre alors que tu étais là, toi. Oui, ma puce, il y avait toi ; toi notre petite fille exceptionnelle. Celle qu'on regarde avec des étoiles dans les yeux chaque jour. Celle dont on s'émerveille de chaque geste, chaque mot, chaque évolution. Celle qui nous fait rire, qui parfois aussi nous fait crier, mais qui nous rappelle combien la vie vaut la peine d'être vécue. Celle pour qui on donnerait tout. Celle que je couche chaque soir en disant que je l'aime plus fort que tout. Sais-tu combien de fois je dis à ton père « c'est terrible, je l'aime trop ! » ? Sais-tu combien de fois on se dit qu'on a une chance inouïe d'avoir notre parfaite petite fille ? As-tu seulement idée de combien tu nous as transformé en la meilleure version de nous-même ? Alors, nous agrandissons la famille parce que ce bonheur incommensurable qu'on connaît depuis ta naissance, on en veut encore : pour nous égoïstement, mais aussi pour toi et pour ce petit être à venir. On croit profondément qu'à 4 l'histoire sera encore plus belle.

 

Nous t'aimons et t'aimerons toujours plus que tout, à égalité avec ce bébé qui fera de toi une grande sœur exceptionnelle, on n'en doute pas.

 

Ta maman qui t'aime

 

 

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Lettre 13

Ma petite chérie,
17 mois déjà et nous venons de passer le mois le plus difficile depuis ta naissance. J'avoue : nous avions baissé la garde. Notre bébé facile nous avait rassuré et avec ton papa on se disait que le pire était derrière nous. C'était sans compter sur ce mois de décembre qui allait tout perturber. Notre petite puce si indépendante et sereine s'est transformée en bébé inquiet qui n'avait plus que le mot "peur" à la bouche. Si tu nous le demandais aujourd'hui, on répondrait que jamais plus on ne fêtera Noël, tellement cela a été le point déclencheur des grosses perturbations. Un mois qu'on a dit au revoir à des endormissements rapides et à un sommeil serein. Un mois où on accumule la fatigue de notre côté, où on perd patience avec toi et entre nous. Petit à petit, les choses s'apaisent et pourtant, nous, tes parents, on peine à reprendre pieds. Sommes-nous des petites natures ou nous étions-nous habitués au calme ? Oui vraiment on a baissé la garde.
Je t'écris cela pour qu'on se rappelle que rien ne dure : ni le calme, ni la tempête. La vie est ainsi faite de successions de vagues sur lesquelles tantôt on se laisse porter, tantôt on se débat pour ne pas se noyer. Et c'est bien ainsi. Car si le calme est si plaisant c'est aussi parce qu'on sait quelles tempêtes on a traversé et comment on y a fait face. On sort de l'eau avec fierté et on profite des temps cléments.
Doucement notre océan se calme. Il nous faudra renoncer à la terre ferme car c'est ainsi la vie de famille : une vie de marins !

Je t'aime mon petit poisson-chat,
Maman

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Ces mots

Il y a des mots introuvables, ceux que tous les dictionnaires du monde entier n'ont pas su inventer, ceux qui parlent de l'impensable, de l'inexplicable, de l'irrémédiable : ce sont ces mots que j'aimerais pouvoir me dire pour comprendre cette injustice de la vie.


Il y a des mots qui n'existent pas, ceux qui consolent, qui redonnent le sourire, qui allègent le chagrin : ce sont ces mots que j'aimerais pouvoir leur dire pour apaiser leur peine.


Il y a des mots qu'on ne peut entendre, ceux qu'on refuse de croire, qui sont irréels, incongrus, brutaux : ce sont ces mots qui nous ont glacé par leur réalité.


Il y a ce mot que je refuse, qui reste bloqué dans ma gorge, qui semble trop peu, trop simple, trop superficiel quand la béance dans nos coeurs est si immense : adieu.

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